Les oiseaux se cachent pour manger

Je suis une vraie citadine, je n’ai jamais vécu en dehors des villes.
Nancy, vue depuis la tour Thiers
J’ai longtemps dit que je ne pourrais pas vivre dans une ville sans fnac à proximité (bon, ça c’était avant internet hein – du coup, tu comprends que je suis un peu un dinosaure avec ces références !).
Je ne me suis jamais intéressée aux animaux autrement qu’à travers ceux qu’on voit dans « l’amour est dans le pré » et je suis à deux tranches de jambon d’être végétarienne non pas parce que je milite pour Greenpeace mais parce que je n’aime pas la viande, tout simplement.

Bref, aucune réelle symbiose avec la nature depuis toute petite.

Et puis, je décide sur un coup de tête, un Working Holiday Visa en poche, de partir en Australie. Tout mon entourage se moque de moi aux vues de la liste incroyable d’espèces d’animaux dangereux vivants au m2 là-bas ! Un road trip en Australie, c’est se confronter aux grands espaces et donc à la nature…
Mon inconscience a fait le reste. Du coup, je pars sans me douter de ce qui m’attend.

Pour dire la vérité, je ne sais pas à quoi je pensais. Je vous raconterai sûrement un jour dans les détails les animaux étranges que j’ai pu rencontrer au cours de ces 6 mois. Mais ce sont surtout mes 6 semaines de vie dans l’outback qui m’ont permis de vivre au quotidien avec des moutons, des araignées, des grenouilles (dans la baignoire, les toilettes, dans mon lit aussi parfois), des kangourous, des émeus, des lapins, des insectes rampants non identifiés en tout genre et un serpent en particulier, qui m’ont peu à peu affranchie de mes peurs.
Sheep shadeUne des plus jolies grenouillesEmeus sauvagesBNI - Bestiole non identifiée
Toutes ces rencontres m’ont tout doucement réconciliée avec la nature, j’ai bien été obligée de me confronter à mes phobies. Impossible de ne pas me doucher juste parce que des grenouilles m’accompagnaient !
Alors, je reste persuadée que je suis un rat des villes mais un peu de verdure parsemée ici et là, je ne dis plus non.

Est-ce que la maternité a changé mon regard ?
Je crois que oui, avec un enfant, vous cherchez forcément les parcs pour aller vous balader, prendre l’air (par contre je déteste toujours autant les aires de jeux surpeuplées !).
L’Australie et la maternité ont éveillé ma curiosité et mon regard sur la nature.

C’est donc intriguée que j’ai posé il y a quelques temps un nichoir à ma fenêtre. Les oiseaux se sont fait attendre pour venir picorer mais j’avoue que tout comme mon fils, la première fois que j’ai vu débarquer une mésange, j’étais un peu émue comme une petite fille des villes !
J’ai hâte qu’ils se passent le mot, prennent confiance et viennent nous rendre visite plus facilement.
Nichoir à ma fenêtreAh et vivement le printemps aussi !

9 Comments on Les oiseaux se cachent pour manger

  1. Qui sait tu finiras peut être par acheter une maison à la campagne quand tu seras mamie 😉
    En tout cas, ta petite maison à oiseaux est bien sympa, moi j’en ai pas encore eu cet hiver, ils trouvent encore à manger dehors mais ça ne devrait plus tarder encore quelques jour de froid et tu vas en avoir des dizaines! bisouuuuus

    • Avant que je finisse mes jours dans la pampa, y a encore de la marge ! 🙂
      Il y a plein d’oiseaux dans les arbres autour de l’appart mais il y en a peu qui pour l’instant ose venir jusqu’au nichoir. La nourriture que j’y ai mise n’est peut-être pas à leur goût… On a des oiseaux de luxe !

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