Ode aux sages-femmes

Comme le titre l’indique, aujourd’hui on va encore parler de maternité mais cette fois pour rendre hommage aux sages-femmes qui m’ont entourées tout au long de ma grossesse.

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Pour cette deuxième expérience, j’ai forcément eu beaucoup plus de maîtrise de ma grossesse et de son suivi. C’était impensable de subir à nouveau la surmédicalisation que j’avais ressenti comme une violence la première fois.

Je savais alors que je pouvais être suivie uniquement par une sage femme libérale, au revoir donc la gynéco qui m’avait traumatisée et celle qui avait pris le relai qui s’annonçait tout aussi pète C…. que la première. Petit exemple : première visite pour la confirmation de la grossesse et déjà un « mais madame, pour vous c’est zéro sucre pendant 9 mois… » Autant dire que je me suis jetée sur la première barre chocolatée après ce rendez-vous alors que je n’aime pas spécialement le chocolat : frustration et culpabilisation ne font pas bon ménage chez moi pour commencer un régime non consenti !
Bref, au delà de la culpabilité, le manque d’enthousiasme de cette gynéco avait fini par m’achever, commençant son rendez-vous avec toutes les recommandations de risques que j’encourrais à mon âge (35 ans, un âge proche de la fin visiblement) pour une grossesse…

Je décidais donc de retrouver ma sérénité et optais pour des visites mensuelles avec « Mumu », une sage femme libérale de ma ville, jeune, ouverte, no stress et qui te redonne confiance en toi en une seconde.
Une écoute et une bienveillance à toute épreuve qui m’a permis de vivre une grossesse sans paniquer pour le moindre petit bobo jusqu’au seul rendez-vous imposé par la maternité (au 8ème mois) qui s’est avéré comme je le craignais, de nouveau surmédicalisé… Grrrr !!

J’ai donc du me battre pour ne pas être déclenchée une nouvelle fois, mon bébé étant au dessus des courbes (4kg380, oui je sais, c’est pas rien mais 53.5 cm : ma fille est très bien proportionnée). Et je peux te dire que « ma » sage femme dans cette lutte a été d’une aide précieuse, allant même jusqu’à appeler pour moi la maternité tellement j’étais dans l’opposition et incapable de me raisonner face à ce que je vivais comme une injustice de vouloir m’imposer son protocole.
Bref, elle a été rassurante, de bons conseils, toujours à l’écoute de mes angoisses et ça tu peux toujours te brosser pour l’obtenir de ta gynéco (enfin, les miennes surtout) !

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L’autre sage-femme à qui je dois une fière chandelle, c’est Marion, la femme qui m’a permis de découvrir qu’accoucher, ça pouvait être chouette. Enfin, ça reste douloureux, ne nous méprenons pas, mais c’est juste pas forcément traumatisant !
Marion, c’est la copine d’une copine que j’avais déjà croisée plusieurs fois et au début je t’avoue que j’étais partagée à l’idée que ce soit elle qui vive ce moment si intime à mes côtés. Et puis… Elle connaissait mes appréhensions sur le déclenchement, tout comme Mumu, elle aussi a été à l’écoute de mes envies/besoins. On a décidé ensemble de la progression de mon accouchement, je me suis sentie accompagnée malgré le fourmillement de l’équipe qui gérait bien évidemment d’autres accouchements. Elle m’a prodiguée de bons conseils, a sorti son kit d’acupuncture pour pallier aux différentes douleurs liées à l’accouchement, a écouté mes peurs, a tenté de répondre à mes envies d’accouchement le plus naturel possible, m’a encouragée dans mes choix, bref, Marion c’est mon rayon de soleil parmi la brume que représentait l’accouchement pour moi jusque là !

Et c’est aussi la femme qui a accueilli notre petit Anaé le 10 novembre dernier à 16h26 et qui a finit sa garde au moment où on est montés en chambre ! Un accompagnement total, complet et dont je lui suis reconnaissante !
Marion nous a permis de nous réconcilier avec la naissance, de réparer l’expérience traumatisante de l’arrivée d’Aloïs et de se rendre compte du merveilleux métier qu’elle exerce au quotidien. Parce que pendant que toi tu bosses et que tu stresses sur une pseudo deadline pour un client, elle, elle donne la vie à des dizaines de bébés tous les mois…
Tu la sens l’inutilité de ton job :/

Bref, tout ça pour dire que les sages-femmes sont indispensables à notre vie de future mère, que je ne sais toujours pas pourquoi leurs revendications auprès du ministère ne sont pas entendues et que plus de femmes devraient savoir qu’elles peuvent compter sur elles pendant cette période très spéciale de notre vie.
Toutes les femmes devraient avoir le choix d’être suivies sereinement, que ce soit avec un gynécologue ou une sage-femme et surtout de vivre tranquillement cette période si spéciale.

Et si vous voulez en savoir plus sur les revendications des sages femmes, un petit point rapide ici.

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