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18
oct

Vicky, Acia, Barcelona*

Posté à 6:43 am dans (Le ciné et moi) (, , , , )

*petit clin d’oeil à mes deux collègues féminines.

Je ne vais pas rentrer ici dans des considérations cinématographiques que de toute façon, je ne pourrais pas argumenter, n’ayant vu que 2 films de Woody Allen.

Mais ce film m’a touché.

Comme tout, musique ou ciné en particulier, ma vision est que ce sont le moment et l’âge qui déterminent l’importance que vous allez donner à une chanson ou à un film.
On se fout de savoir si la chanteuse a bien 6 octaves ou si c’est filmé en plan séquence moi tout ce que je sais c’est que quand j’entend “Hero” de Mariah Carey, je me revois à 14 ans, écouter en boucle ce morceau jusqu’à ce que mes piles de walkman soient déchargées et que passe mon premier chagrin d’amour. (Thibaut si tu passes par là, je te déteste encore). Tout comme le fait d’avoir conscience que Dirty Dancing est vraiment mauvais comme film mais que 15 ans après ma première vision, quand ça passe à la télé, je regarde !

Bref, ce film me parle parce que je peux m’identifier à tous les personnages :

Vicky, la fille droite, a l’avenir tout tracé, qui sait où elle va avec son amoureux, pleine de certitudes. Une fille que j’étais à 20 ans et qui ressurgit parfois au cours de conversations.

Cristina, l’éternelle insatisfaite qui a besoin de passion pour s’animer, qui cherche un idéal qui n’existe pas et qui est attiré par les gens créatifs, chaotiques parce qu’elle-même n’a aucun talent. Je suis aussi cette fille là, la plupart du temps.
Ouch !
Ca fait d’autant plus mal que je n’ai pas le physique de Scarlett Johansson pour compenser cette attitude d’éternelle adolescente, re-ouch…

Maria Elena, la femme passionnée, extrême, colérique, qui ne souhaite pas être heureuse si ça signifie vivre de façon tiède. Celle là aussi ressurgit parfois mais de moins en moins, je vieillis !

Voilà, je ne pense pas être un cas isolé, le bon sens de Woody Allen pour ce film est d’accentuer les différentes personnalités de chacunes d’entre elles et de pouvoir toucher un maximum de spectatrices tout en ayant choisi des actrices qui donnent envie à ces messieurs de se déplacer.

Le sieur Allen cherche à toucher un large public et à la vue des profils observés dans la salle, il réussit plutôt bien son coup. A savoir si un bon nombre d’entrées fait bon ménage avec chef d’oeuvre, c’est un autre débat.

Merci qui ? Merci à Gérard pour le graphisme & à Seb pour la découpe et l'intégration